Exposition

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Regards croisés entre Julien Salaud et les collections du musée Mandet. 
Du 21 juin 2021 au 20 mars 2022

Seul,entre amis ou en famille, embarquez dans une chevauchée céleste et poétique ! Chaman des temps modernes, Julien Salaud impulse la vie à ses œuvres de lumière pour témoigner à la fois de la fragilité de ce qui nous entoure et de l’urgence de sa protection.

 

Musée Mandet, 14 rue de l’Hôtel de Ville, 63200 Riom
Du mardi au dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30
Juillet-août : 10 h - 12 h 30 et 14 h 30 - 18 h

www.facebook.com/MuseeMandet
instagram @museemandet

PRIX D’ENTRÉE
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 1,50 €
Groupe de plus de 15 personnes : 1,50 €
Gratuit pour les moins de 18 ans.
Gratuit le mercredi.

 

PROGRAMMATION

La saison culturelle 2021, consacrée à l’artiste plasticien Julien Salaud, a débuté le 21 juin 2021 à l’occasion de la Fête de la musique.

Des Visites guidées, cycles de conférences, ateliers créatifs à destination du jeune public, animations artistiques et culturelles croisant les disciplines et les sens et bien d’autres évènements vont seront proposés tout au long de l’exposition.

Nous vous invitons à nous suivre grâce à la newsletter des musées et les réseaux sociaux pour retrouver toutes les dates et vous inscrire aux événements @museemandet. 

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Consulter le dossier de presse, ici

 

Le projet de cette exposition repose sur l'invitation donnée à Julien Salaud de découvrir le fonds permanent du musée Mandet, puis de créer une oeuvre sur mesure faisant le lien entre hier et aujourd'hui, entre tradition et Beaux-Arts et création contemporaine. Pour réaliser sont oeuvre, l'artiste s'est immergé dans le territoire afin d'appréhender ses terres volcaniques, ses légendes, ses croyances, pour en extraire une matière première qui servira à la construction de son oeuvre. Les territoires d'implantation des musées de Riom Limagne et Volcans se sont construits à travers une histoire géologique complexe et quelques fois violente. La terre en mouvement, en ébullition a façonné tans les paysages que nous contemplons que les croyance locales. Fort de ce terreau, l'artiste a imaginé une cosmogonie qui est tissée sur les murs de la salle d'exposition temporaire. Jouant sur les contrastes et les matières, il utilise des clous et du fil de coton blanc pour construire son récit.

Véritable artisan de lumière, il utilise des projecteurs de lumière noire pour faire jaillir des ténèbres ses personnages arachnéens et autres formes hybrides sur les murs et plafonds des espaces temporaires. Déambulation totalement immersive, le visiteur sera embarqué visuellement dans cette chevauchée céleste et poétique qui, au-delà de l’aspect esthétique, est un véritable questionnement sur le lien entre les êtres vivants.

Gaïa interroge notre rapport à la nature et aux écosystèmes tout en nous plongeant dans un univers onirique et envoutant. Chaman des temps modernes, Julien Salaud impulse la vie à ses œuvres de lumière pour témoigner à la fois de la fragilité de ce qui nous entoure et de la nécessité de sa protection. Gaïa est une exposition temporaire qui se vit comme une expérience immersive qui convoque tant l’imaginaire que les émotions des visiteurs.

Artiste polyvalent, Julien Salaud travaille également d’autres matériaux dont les animaux naturalisés et la céramique. Une sélection de pièces est proposée dans des vitrines, faisant ainsi le lien avec le design contemporain des collections du musée Mandet. À l’entrée du musée, une installation monumentale est présentée, invitant le visiteur à pénétrer tant physiquement dans l’exposition que métaphoriquement dans le monde fantasmagorique de Julien Salaud. Tout l’enjeu de l’artiste réside à transporter le visiteur « ailleurs » le temps d’une visite. Ainsi le musée Mandet deviendra un espace neutre où le temps s’arrêtera et tout (re)deviendra possible.

GAÏA, les Mamelles de la Terre :  un film-documentaire original

Le musée Mandet s'est associé à un artiste vidéaste, Christophe Monterlos, pour saisir l'invisible et l'émotion dans ce projet artistique. L'invisible tout d'abord, car ce documentaire livre des images et des séquences uniques sur les coulisses du musée et du montage de l'exposition avec tous les protagonistes. Ensuite l'émotion, car des instants précieux sont saisis, des moments où l'artiste se livre à nu et dévoile son histoire, sa réflexion sur le monde, sur l'art. Emotions également avec des interactions qui se formententre les acteurs de ce projet et nous permettent de croiser les regards, les pratiques, les sens, pour offrir une œuvre complète et pleinement humaine. Vincent Brunel, violoniste à l’orchestre Symphonique de Bâle (Sinfonieorchester Basel) et Aude Pivôt, violoncelliste à l’école de musique de Lausanne interprèteront la bande originale du film documentaire.

Photo : Tournage du film-documentaire au musée Mandet, décembre 2020, ©Musée Mandet

L’artiste plasticien Julien Salaud

Julien Salaud (né en 1977) est un artiste au parcours hors-norme dont la très jolie formule d’Albert Jacquard, éminent généticien et biologiste, en résume l’essence même : « assembler c’est produire de l’inattendu ». L’homme n’est pas un être unitaire, mais multiple qui se construit grâce aux interactions avec l’autre et son environnement. La richesse des liens tissés avec autrui permet de s’épanouir, de grandir et de connaître des transformations profondes. Cet assemblage, aussi riche qu’il puisse être, est également soumis au hasard, à une rencontre aléatoire, à une opportunité, à un accident qui modifie la trajectoire de vie et peut conduire vers d’autres voies totalement inattendues. Tels sont ces chemins de traverse que Julien Salaud a arpentés pour offrir des pièces puissantes qui font sens et invitent à modifier le regard, les perceptions sur ce qui nous entoure. Gaïa, divinité féminine et primordiale, issue du panthéon grec et nom éponyme de l’exposition temporaire présentée au musée Mandet, donne à voir et à comprendre une nouvelle temporalité où « le temps du monde fini commence »1. L’artiste dévoile, avec ses constructions filaires, l’urgence de changer de paradigme et de s’interroger collectivement sur les liens puissants et invisibles qui relient les consciences à faire partie d’un tout, d’un seul monde.

                                                      

Julien SALAUD. performance Emergences arachnéennes, dans une forêt en Sologne. 2014@Mathilde Jouannet et Bernard Stulzaftj

Après des études scientifiques, Julien Salaud se tourne vers l’ethnologie avant de partir vivre plusieurs années en Guyane où il œuvre à la protection de l’environnement dans la forêt tropicale. De retour en France, totalement transformé grâce au contact de la nature, il s’oriente vers une nouvelle formation en arts plastiques en s’inscrivant à l’Université de Paris 8 à Saint-Denis. En 2010, il est la révélation du 55e Salon de Montrouge2 qui le propulse au-devant de la scène artistique contemporaine. Depuis il est exposé dans des musées et centres d’art prestigieux : en 2012 il est présenté au Palais de Tokyo à Paris, au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac (dans la belle exposition Les maîtres du désordre, 2012), ou encore au musée de la Chasse et de la Nature où ses pièces dialoguent avec le fonds permanent livrant une confrontation positive et sensible. 

Après plusieurs expositions temporaires en France et à l’étranger, il développe en 2019 en collaboration avec la maison Folie le Colysée de Lambersart pour le projet Eldorado (lille3000), une démarche artistique nouvelle, puisant dans les rapports humains et créant du lien social autour de ses pratiques artistiques

                                            

Julien SALAUD, le Printemps (Cerfaure), 2014, taxidermie, perles, cor de chasse, fil vois, plâtre, Musée Mandet@Christophe Monterlos, Musées de Riom Limagne et Volcans


1 Paul Valéry (1871-1945), « Le temps du monde fini commence » inscription au fronton du Palais Chaillot en 1937.


2 Salon artistique qui promut, depuis 1955, des jeunes artistes contemporains

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